MiLkA c'est aussi des petites histoires

MiLkA c'est aussi des petites histoires
Lecteurs du jour bonjour,
Lecteurs du soir bonsoir !

Vous connaissez peut être mes fictions car j'en ai trois.

Silent-Bill_____Bill-Secret-Yaoi_____T-fic-reality-H


Rejoignez-nous !


J'ai parfois des idées qui me viennent...
Des petites histoires sans grand avenir.
Je préfère ne pas les oublier...
Et les écrire dans un format plus adapté.



Je laisse mes OS entre vos mains si je puis dire...

Ils seront tous Yaoi et souvent sur Bill et Tom.



Bonne lecture !



MiLkA








.Sommaire.


__________________ OS - Le coeur où la tête Terminé et posté

__________________ OS - Le jeu de la réalité Terminé et posté

__________________ SongFic - Un ange noir a perdu ses ailes Terminé et posté

__________________ OS - Le bleu du sexe Terminé et posté

__________________ OS - J'étais là et je n'ai rien fait Terminé et posté

__________________ OS - Il se veut "Elle", il le veut Lui Terminé et posté

__________________ SongFic - Secret trop bien gardé Terminé et posté

__________________ OS - Free Hugs En cours d'écriture

__________________ SongFic - Heilig En cours d'écriture

# Posté le mardi 29 janvier 2008 14:18
Modifié le mardi 15 juillet 2008 11:16

...Le coeur ou la tête?...

...Le coeur ou la tête?...
Je n'arrive pas à y croire et j'ai mal.
Mon c½ur est déchiré,
Et les morceaux éraflent mon âme,
Laissant s'échapper mes larmes depuis plusieurs heures.
Je me demande pourquoi je vis encore,
Je n'aurais plus jamais le droit d'aimer,
Plus le droit d'être aimé.
Ses paroles résonnent encore dans le creux de ma tête.
Les paroles de ma mère.
La seule personne qu'il me restait.
Elle ne m'accepte plus.
Je suis son fils unique,
Ou plutôt j'étais.
Elle voulait des petits enfants
Mais cela n'arrivera jamais.
Deux hommes ne peuvent pas donner la vie.

J'ai déjà perdu mon meilleur ami
Car je lui ai avoué que je l'aimais.
A présent ma mère promet de me rejeter si je ne change pas.
Comme si j'y pouvais quelque chose.
Elle m'a traité de monstre,
D'erreur de la nature.
C'est insupportable de devoir encaisser ces mots venant de sa propre mère.
Elle hait le fruit de son amour.

Je suis dans le quartier mal fréquenté de ma ville.
Il est tard,
Il fait noir,
Mais je n'ai plus peur de rien.
Il peut bien m'arriver quelque chose,
Personne ne me retient sur cette Terre.
Je ne pense pas avoir mérité tout cela.
Je croise des prostituées qui m'accostent
Mais je n'ai vraiment pas envie de ça et encore moins avec une fille.
Je n'ai plus goût à rien.
Je n'existe plus pour aimer,
Je suis un monstre.
Je n'ai pas la force de trouver celui qui m'aimera.
Peut-être qu'il ne viendra jamais,
Que ma mère a raison.
Alors si je choisissais d'oublier l'amour,
Je devrais rester avec une mère qui me renie à moitié.
Plutôt mourir !
Et si je disais à cette femme que je ne peux renoncer aux hommes,
Elle m'oublierait et je n'aurais vraiment plus personne pour me relever.
Je crois que je rejoindrais les étoiles pour briller de nouveau.
Je ne peux choisir.
Je n'y arrive pas.

Je continue de marcher,
Laissant mon instinct me guider.
Le même qui m'a fait trop aimer mon meilleur ami.
Andréas...
J'aurais dû continuer de souffrir en silence,
J'aurais dû t'aimer en silence et te garder auprès de moi.
J'aurais dû résister encore,
J'aurais dû me taire.
Je n'ai plus envie de rien.

Je croise encore une prostituée
Mais elle ne m'accoste pas,
Elle regarde au sol.
J'ai l'impression qu'elle ne fait pas son « métier » parce qu'elle l'a décidé.
Mais de toute façon qui aurait envie d'offrir son corps à des inconnus.
Elle n'est pas vulgaire,
Elle a l'air mal à l'aise.

Je me suis arrêté sur le banc d'en face.
Je suis plongé dans la pénombre
Tandis qu'elle est éclairée par un réverbère.
Des larmes coulent toujours sur mes joues,
J'ai envie de vomir.
Dans ma poche il me reste une cigarette.
J'ai arrêté de fumer depuis plusieurs mois
Et j'en ai gardé une seule, au cas où,
Et surtout pour voir si je serais capable de résister.
C'était comme un défi,
Je dis bien c'était car ce soir elle va mourir avec moi...

Je porte la cigarette à mes lèvres
Et l'allume avant de me sustenter de sa fumée empoisonnée.
Dans le noir,
On ne voit plus que le point rouge incandescent.

Je la regarde
Pendant plusieurs minutes
Les joues toujours polluées par ma peine
Elle regarde le sol
Elle est triste
Elle a mal de faire ça
Nous sommes dans deux situations différentes
Mais nous sommes détruits tous les deux par quelque chose.
J'ai bien envie de l'approcher,
Mais je ne pense pas pouvoir lui donner ce qu'elle attend.
Je veux seulement parler...
J'ai l'impression qu'elle ne pourra pas me juger vu sa situation.

Elle tourne la tête vers moi.
M'aurait-elle vu ?
Aurait-elle sentit ma peine ?
Non, c'est impossible, je divague.
Elle a dû voir le point lumineux de ma cigarette.
Elle regarde autour d'elle puis traverse la rue.
Que dois-je faire ?
Attendre et la laisser m'approcher ?
Ou bien fuir et mourir maintenant ?
Je ne sais.

Je n'ai plus de force
Plus le goût à rien
Je n'ai plus d'âme
Je suis seul
Personne à aimer
Personne qui m'aime encore
Les larmes ne s'arrêtent pas.

Elle arrive vers moi.
Bientôt elle verra mon regard rougit par les larmes.
Bientôt elle verra ce visage livide qu'est le mien.
Bientôt elle va fuir en me voyant.
Bientôt elle va voir un mort-vivant qui se force à respirer.
Plus que quelques pas et elle me verra...

Sa démarche est féline
Elle est sensuelle mais son visage est éteint.
Peut être que l'on pourra s'aider ensemble.
Je rêve un peu je crois.
Si elle est là ça n'est pas pour se décrasser la baveuse.
Je m'apprête à m'enfuir,
A courir...
A mourir...
Mais elle entend mes pas qui foulent le sol humide et je l'entends à peine murmurer :
« Attend ! »
Elle se rapproche et attrape mon bras.
Je suis de dos.
Elle n'a pas pu voir mon visage décrépit.
Je suis stoïque.
Sa main sur mon poignet me procure un frisson.
Je ne sais pas si c'est la peur de me dévoiler.
La peur de parler.
Ou bien, autre chose ?...
J'hésite à me retourner,
J'hésite à poursuivre mon chemin.
Tracer ma route vers les étoiles...

Nous restons comme cela plusieurs minutes.
Sa main n'a pas quitté mon poignet.
Elle n'a rien osé de plus.
Je l'entends simplement respirer.
Elle a bien essayé de se rapprocher de moi
Mais je me suis avancé un peu plus
Sans briser ce lien avec sa main.

Elle ne dit rien
Elle soit simplement attendre que je fasse quelque chose.
Un geste ?
Une parole ?
Que dois-je faire ?
Elle est venue vers moi.
Elle ne sait pas qui je suis.
Elle n'a pas vu mes larmes silencieuses.
Elle ne sait pas qu'elle va sans doute me détester lorsqu'elle saura...
Mais elle est toujours là.
Elle ne me parle pas.
Elle ne demande pas mon corps.
J'espère qu'elle ne l'attend pas lui et l'argent qui va avec.
Je ne sais que faire.

Mes larmes se font plus lourdes.
Des sanglots me secouent.
Mes pleurs chantent et se font entendre à présent.
Elle a dû comprendre que ça n'est pas le moment pour moi de coucher avec elle.
Mon c½ur n'a plus l'air de battre pour quoi que ce soit.

Elle lâche mon poignet.
Non, je ne veux pas qu'elle parte.
Elle a juste montré un geste d'attention pour moi,
Et qu'il ait été fait en vue d'une rémunération elle l'a fait.
C'est tout ce qui compte pour moi.
Moi le rockeur au look de rappeur dreadé.

Elle n'a toujours pas vu mon visage qui doit être vide.
J'entends ses pas.
Elle s'en va ?
Si elle part je vais mourir.
« Ne part pas... »
J'ai dit cela dans un souffle désespéré sans aucun timbre dans la voix.
Elle n'était pas en train de partir...
Elle est en face de moi.
Ma tête est baissée.
Mon T-shirt est mouillé par mes larmes.

Que va-t-elle faire ?
Que va-t-elle me demander ?
Je redoute chaque seconde de ma vie à présent.
Si on peut appeler ça une vie...
J'ai tellement peur que l'on me rejette encore une fois.
Je n'ai plus personne...
Mes pleurs font amis avec le silence.
La jeune fille brune me dit doucement :
« Je ne comptais pas partir... »
Et elle me prend une main.
De l'autre elle relève mon menton et contemple mon visage.
Il est en décomposition.
Il est pâle et mes yeux sont livides.
J'ai honte.
Je rebaisse les yeux.
Elle découvre l'ampleur de ma peine.
Elle a vu...
Son regard a eu le temps de capter le mien une seconde
Avant que je me mette à fuir le sien.
Ce regard qui se veut être rassurant est toujours posé sur moi.
Son pouce caresse lentement ma main.
Qu'attend-elle de moi ?
Comment lui faire comprendre que je ne veux pas de son corps
Si elle ne l'a pas déjà comprit ?

Je pense à ce qu'il pourrait se passer après cela.
Je vais partir après ce moment si mystérieux ?
Et ne plus jamais la revoir ?
Non.

Ma détresse me pousse à me rapprocher d'elle.
Je me jette dans ses bras et pleure encore,
Encore plus fort,
Encore plus fort...
Et un frisson me parcours encore.
C'est elle qui me fait ça.
Son corps me fait frémir.
Elle a encore ce pouvoir alors que je suis à moitié mort.
Me ramènerait-elle à la vie ?
Je me serre fort contre elle.
Elle caresse mon dos pour m'aider à me calmer.
Elle me souffle des petits mots pour me rassurer à l'oreille.
Sa voix est grave mais tellement belle.

On reste comme ça pendant un petit moment.
Mes pleurs se calment alors que depuis des heures,
Depuis des heures les larmes ne faisaient que couler.
Comment-fait elle ?
Simplement ses bras rassurant et ses petits mots doux.
Je pose ma tête dans son cou profitant de sa chaleur.
Son parfum m'enivre.
Je me rends compte que je suis en train de serrer une fille dans mes bras.
Une fille...
Elle m'attire...
C'est impossible...

Je suis bien,
Apaisé,
Mon c½ur se calme.
Dois-je lui parler ?
Va-t-elle vouloir plus de moi ?
Je suis gêné.
Je ne sais pas ce qui va se passer ensuite...
Je ne sais pas mais je profite de ce moment.
Comme s'il était le dernier.

Je me détache d'elle.
Elle me regarde,
Je la regarde,
Son maquillage à coulé.
Pourquoi pleure-t-elle ?
Elle ne doit pas...
C'est moi qui va mourir pas elle.
Pourquoi ?
Je veux l'aider aussi...
Qu'a-t-elle ?

Je parle sans m'en rendre compte.
« Pourquoi ? »
Elle me regarde, elle ne comprend pas.
Je passe ma main sous son ½il,
Puis je suis les larmes qui ont noircit son visage.
Mon index descend jusque dans son cou.
Je le suis du regard.
Ma main s'arrête sur sa clavicule.
Je replonge mon regard dans le sien.
Elle sait de quoi je parle maintenant.
Elle me dit :
« Je suis sale... »
Je comprends...
Elle est obligée de se faire voler son corps.
Elle est blessée...
« Moi je ne suis pas ici pour ça... »
Elle me sourit lorsque elle entend ma phrase.
Elle est belle.
Je remplie ma tête de cette beauté.
Je veux garder son image pour toujours.
Ma main descend plus bas puis vient se loger sur sa hanche.
Elle se rejette dans mes bras.
On se sert.
Comme deux amants qui ne se sont pas vu depuis des millénaires.
Comme si on allait se perdre.
Se perdre alors que l'on s'est trouvé il y a si peu de temps.

Je suis pris de spasmes et mes larmes recommencent à couler.
Ce ne sont pas les mêmes larmes.
Non.
Elles sont là pour autre chose que ma peine,
Elles ne viennent pas de mon c½ur meurtri.
Ces perles coulent sur mes joues car je ne me sens protégé.
Elles sont là pour elle, pour lui montrer qu'elle me fait du bien.
Mes larmes ne montrent plus mon désespoir.
Pour Elle...
Elle qui ne parle plus.
Elle qui ne fait plus que pleurer avec moi.
Nos pleurs se font entendre dans la nuit,
Formant un chant particulier.
Nous seuls comprenons pourquoi.
Chacun a ses problèmes,
Ses peines.
Mes narines respirent son parfum encore et toujours.
Je me sens porté.
J'ai envie de m'évader encore plus.
Quitte à regretter...
De toute façon je n'aurai pas le temps de regretter...
Ce soir c'est fini pour moi.
Elle pleure toujours.
Ses mains caressent mes épaules.
Les miennes caressent le bas de son dos.
On se rassure.
On est deux dans nos soucis.
On est deux dans la peine.
On est deux dans la nuit.
On est deux à vouloir profiter du moment présent.

Elle me serre encore plus fort.
Ses cheveux lisses caressent ma joue.
Un frisson.
Sa bouche effleure la peau de mon cou.
Un frisson.
Ses lèvres brûlent ma peau.
Un frisson.
Que m'arrive-t-il ?
Je ne voulais pas.
Je lui ai dit.
Et je n'étais pas là pour ça.
Je n'avais plus goût à rien avant qu'elle ne s'approche de moi.
Mais...
Je ne comprends plus.
Je profite de l'instant.
Mais puis-je profiter de...tout ?
Je veux qu'elle me montre.
Que veut-elle ?
Ses lèvres son toujours sur mon cou.
Elles se pressent de plus en plus...
Je suis bien.
Mes larmes coulent toujours.
La tendresse m'arrache à la réalité.
Ma respiration se calme.
Elle agrippe mon vêtement.

J'attends...
Je préfère ne rien faire...
Je ne veux pas lui faire de mal.
J'en fais à tout ce que je touche...
Ma mère...
Maman...
Je n'existe plus pour elle...
Je ne dois plus penser à cela...
Je suis bien et détruit en même temps.

Elle ne veut pas retirer ses lèvres.
Ma peau les découvre.
Son nez me souffle de l'air chaud.
Encore un frisson.
Elle pleure toujours elle aussi.
Elle ne sait plus ce qu'elle peut faire je crois.
J'aurais envie de lui dire de faire ce qu'elle veut de moi.
C'est ma dernière soirée...
Peu importe.

Je sors de mes pensées soudainement.
Une chaleur humide vient de se déposer au creux se mon cou.
Sa langue s'est frayé un chemin entre ses lèvres pour venir me goûter.
Un frisson toujours.
Un sursaut.
Elle se détache.
Elle a l'air effrayée.
Non, ne le sois pas.
Tu n'as pas à l'être.
Elle parle...
« Désolé, je ne voulais pas...mais... »
Je ne veux pas écouter la suite.
Je pose mon index sur ses lèvres tièdes.
Elle est là devant moi les bras ballants.
Les joues noircies par son maquillage.
Elle me regarde de ses yeux perçants,
Elle m'envoûte.
Je me rapproche doucement d'elle.
Il ne reste que quelques centimètres.
Je capture ses lèvres,
Elle me serre encore.
Oui, serre moi encore...
Je suis si bien.
Mon c½ur bat vite.
J'ai du mal à respirer mais je ne veux plus quitter cette bouche.
Je veux aller plus loin.
Elle le comprend lorsque je passe ma langue sur ses lèvres.
Elle ouvre la bouche d'un seul coup.
Danse enflammée,
Danse salée par les larmes affluentes.
Danse que j'aime.
Nos larmes se mélangent dans nos bouches.
Nos gémissements se confondent.
Gémissements dû aux larmes et au plaisir.
Ai-je dis plaisir ?
Je n'arrive pas à y croire.
C'est UNE inconnue.
Je ne connais même pas son prénom.
C'est une femme...
J'éprouve du plaisir à embrasser une femme...
Et cette question qui revient ?
Devons nous continuer ?
Aller plus loin ?
Aller plus haut ?
Je ne sais...

Elle caresse ma nuque,
Griffe une de mes épaules avec son autre main au travers du tissu.
Elle me pousse vers le banc où elle m'a trouvé.
Je m'assois.
Elle est sur moi.
Elle doit sentir mon excitation.
Ses deux mains sont sur mes joues humides.
Les miennes passent de ses hanches à ses fesses.
Je...
NON !
C'est anormal...
Je ne me comprends plus...
Je suis perdu.
J'ai perdu ma mère car j'aime les hommes.
Et je me retrouve à embrasser une fille.
J'arrête tout...

Elle recule son visage.
Nous sommes essoufflés.
J'ai honte...
Honte car je ne sais plus ce que je fais.
Elle ne dit rien et me regarde.
Je ne veux plus retrouver son regard.
Je l'aime bien trop ce regard nouveau.
Ce regard neutre.
Qui ne peut me juger...
Je lui dis :
« Je suis désolé, je t'avais dit que je ne ferai rien mais...J'ai mal...Je profite de l'instant...Et pourtant...Je ne voulais plus de tout cela...Belle inconnue...Je m'en veux... »
Elle me répond en saisissant une de mes mains :
« Ne soit pas désolé, c'est moi qui ait commencé...Moi aussi j'ai mal...Je profite tout comme toi...Je ne connais pas ton mal...Tu as compris d'où venais le mien...Ne t'en veux pas... »
Que puis-je lui dire de plus ?
Nous avons le même but...
« Je ne comprends plus...Je sais simplement que je dois mourir... »
Je la fais descendre de mes genoux.
Elle me regarde toujours tendrement.
Je vais fuir...
Elle ne pourra pas comprendre mon mal.
Elle me rejettera comme tous les autres quand elle saura.
Je ne peux rester près d'elle et la voir me jeter un regard empli de dégoût.
Je lui dis encore :
« Je dois partir... »
Et je cours...
Je cours...
Vers le fond de ce bois.
Je sais qu'il y a un fleuve tout près.
Il m'emportera et me noiera.
Elle ne me suit pas je crois.
Il ne vaut mieux pas.
J'ai mal.
Mes larmes se sont calmées.
Je suis serein.
Je sais que c'est la fin.

J'avance toujours plus vite.
J'ai encore cette chaleur dans le c½ur.
Et ses mains dans mon dos.
Sa bouche dans mon cou...
Je dois l'oublier...

Mes pas ralentissent.
Je le vois ce pont.
Il me verra m'éteindre.
L'eau reflète la Lune.
Pâle et innocente.
Cet astre connaît mon secret.
Je suis faible je le sais.
Mais je ne veux plus de tout cela.
J'ai l'impression que personne ne m'aimera jamais.
Je préfère en finir.

Je suis sur le pont de bois.
Mes pas résonnent avec le bruit de l'eau.
Je vais au bord et m'appuie sur la rambarde.
Je vais bientôt libérer la Terre.
Je monte sur la barrière.
Je m'y assois.
Mes jambes pendent dans le vide.
Je regarde l'eau couler.
Il fait froid.
Il fait noir.
Il n'y a plus que moi et la mort qui m'attend.
Je repense à mon inconnue.
Cette belle inconnue qui a eu le pouvoir de faire battre mon c½ur encore un peu.
Elle m'a donné mon dernier baiser.
Un baiser partagé.
Un baiser que j'ai aimé.

Mes mains caressent le bois du pont.
Je ferme les yeux et écoute.
Le fleuve m'appelle.
Je n'entends plus que lui.
Son eau frappe la roche.

Mes paupières se soulèvent.
Je regarde en face de moi.
Je suis seul.
Je vais mourir seul.
En paix.

Je regarde en bas.
L'eau pure.
Je respire à plein poumons une dernière fois.

En une seconde je ne me sens plus libre.
Je me sens observé.
J'écoute.
J'entends quelqu'un respirer.
Cette personne est essoufflée.
Où est-elle ?

Le souffle se rapproche.
Lentement.
Qui est-ce ?
Dois-je savoir avant de sauter ?

Je ne veux plus entendre ce souffle.
Part !
Je me bouche les oreilles.
Mais au même moment deux mains viennent entourer ma taille.
La personne se colle à moi.
Elle me serre...
Elle me serre fort...
Comme ELLE.

Je romps la barrière qui m'empêchait d'entendre.
Je baisse les yeux.
Ce sont ses mains.
Les mains de mon inconnue.
Alors elle m'a suivit...
Elle n'aurait pas dû.
Elle va vouloir savoir...
Elle va me poser des questions.

Je ne pourrais répondre...

« Part...Je dois mourir...Tu n'aurais pas dû me suivre... »
Je ne peux plus pleurer.
« Je n'ai pas pu te laisser...Je ne sais pourquoi... »
Je sens son souffle dans mon cou.
Je suis dépassé par ce qui se passe.
Je ne sais plus quoi faire.
« J'ai hésité, mais je me dois de le faire...Tu me détesteras quand tu sauras...Vois tu, on ne se connaît pas... »
Elle me répond encore, elle ne me lâche pas.
« Je ne peux pas te détester pour ça...Je te comprends...J'ai compris... »
De quoi parle-t-elle ?
Je ne lui ai rien dit.
Elle ne peut comprendre.
C'est impossible.
« Tu ne peux pas savoir ce que j'ai...C'est inavouable pour moi à présent »
Elle caresse mon ventre.
Elle me rassure encore une fois.
C'est sûrement la seule personne qui pourrait encore m'empêcher de sauter.
Elle doit continuer.
Elle parle encore...
« Fais-moi confiance...Ne veux-tu pas savoir comment je m'appelle avant d'en finir ? »
Sa voix est défiante...
Je relève ce défi...
Ce sera sans doute mon dernier.
Je n'ai rien à perdre.
« Belle inconnue, tu me défis, et bien j'accepte. Quel est ton prénom ? »
Elle ne répond pas tout de suite.
Pourquoi est-ce si long ?
Je ne comprends pas.
Cette question est pourtant si banale.
« Si je sais pourquoi tu veux mourir c'est parce que je m'appelle Bill... »

Je n'y crois pas...
C'est faux.
Non.
Impossible.
Et pourtant...
Mon c½ur battant...
C'est un homme.
Mon c½ur l'a comprit.
Ma tête l'a refusé.
Je devais mourir pour cela.
Je voulais me punir de les aimer eux.
Bill...
Tu m'as tellement donné en une soirée.
Je ne peux te laisser.

Je descends de la rambarde.
Je le serre contre moi.
Comme tout à l'heure.
Ma tête à voulu tout cacher.
Mais mon c½ur n'a pas oublié.
Je relève les yeux vers lui.
Ses joues sont toujours noircies.

« Aide-moi, aime-moi, sort-moi de là...Je t'aiderai, je t'aimerai, j'effacerai les blessures qui salissent ton corps...Je m'appelle Tom »
# Posté le mardi 29 janvier 2008 16:20
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 17:47

...Le jeu de la réalité...

...Le jeu de la réalité...
Cher journal,

Ca fait bien longtemps que je n'ai plus écrit le long de tes pages blanches. La dernière fois c'était lorsque j'avais quatorze ans. En te relisant je me souviens que c'était le jour où ma copine m'avait quitté, j'en avais énormément souffert. Depuis ce jour-là j'ai enchaîné les nuits d'amour sans lendemain laissant les filles sur leur fin. Je sais que j'en ai fait souffrir un bon nombre. Mais je n'avais plus du tout confiance en elles. On m'avait trahi. Ma petite copine et moi étions restés ensemble pendant un an et demi mais ça faisait six mois qu'elle me trompait avec mon meilleur ami. Je l'aimais, vraiment je l'aimais. Je m'étais attaché à cette fille mais elle s'est fichue de moi. Toutes ses belles paroles en l'air. Je regrette aujourd'hui d'avoir été aveugle.


Mais si aujourd'hui je te rouvre ça n'est pas pour reparler de cette pourriture qui m'a fait perdre mon meilleur ami, c'est plutôt pour te raconter l'aventure qu'il m'est arrivée il y a un an et qui m'a redonné foi en l'amour. A tel point que pendant un an je n'ai pas touché à une seule fille, je n'ai embrassé personne, j'ai juste tenté d'oublier un amour interdit sans être obligé de coucher avec qui que ce soit. Un an d'abstinence mais aucun résultat, je l'aimais toujours autant. Un an d'abstinence pour Tom Kaulitz c'est quand même pire qu'un exploit.


C'était au mois de décembre de l'année dernière lorsque j'étais en première. La fille du proviseur de mon lycée avait organisé un bal pour noël car elle avait la possibilité de le faire dans le gymnase. Comme tout bal qui se respecte il fallait trouver une cavalière pour pouvoir y aller. Je pensais que pour moi ce serait vite trouvé, que j'aurais eu le choix parmi les nombreuses filles du lycée qui voulaient sortir avec moi. Mais toutes ces filles avaient monté un complot contre moi. Même celles qui n'avaient pas eu la chance de finir la nuit chez moi par solidarité avaient refusé mes offres. Elles se fichaient complètement de moi et en moins d'une journée, tout le monde savait que Tom Kaulitz s'était mangé une bonne vingtaine de râteaux. J'étais dégouté. J'avoue que je l'avais bien cherché. J'ai su plus tard la raison de toutes ces réponses négatives. Les filles que j'avais utilisées pour mon plaisir personnel pendant l'année de seconde avaient décidé de monter la totalité des demoiselles du lycée contre moi afin qu'elles refusent toutes sans exception d'aller au bal avec moi. Le but étant de me faire comprendre que la gente féminine n'est pas un jouet et n'est pas à ma disposition comme dans un supermarché. Toujours est-il que ce jour fut celui de ma plus grosse honte. Les filles m'avaient toutes rembarré, et les mecs faisaient semblant d'avoir pitié de moi puis rigolaient dans mon dos. Même mes amis étaient morts de rire. Je crois que j'avais retenu la leçon et en conclusion j'étais bel et bien seul pour ce bal. Il fallait que je trouve ma prétendante ailleurs qu'au lycée. Personne ne ferait attention si elle n'était pas au lycée vu que nous sommes plus de 2500. Une vraie usine ce bahut.


Je suis rentré chez moi dépité et vraiment dégouté à vie des filles. C'est vrai que j'étais réputé pour être le Don Juan de ces dames mais à quatorze ou quinze ans on n'entretient pas de relations sérieuses avec les filles. Si ? Ah...


On était le vendredi soir le bal avait lieu la semaine suivante. Il fallait que je trouve LA fille avant lundi. Mais où ? J'étais dans une merde internationale.


Mon frère jumeau Bill rentrait seulement tous les week-ends à la maison car il était dans un lycée situé à cents kilomètres de chez nous. Il était en internat la semaine car il ne pouvait pas rentrer tous les jours. Il avait dû aller là-bas pour pouvoir faire option stylisme comme il le voulait. Cette dernière n'existait pas dans les lycées alentour.


Ce soir là, il était visiblement fatigué de sa semaine je le voyais sur son visage. Il avait effectué un voyage de trois jours à Paris et n'était rentré que la veille. Il n'avait donc pas beaucoup dormi. Et puis de toute façon je savais tout de mon frère. Je ressentais tout en même temps que lui. Qu'il soit près ou loin de moi. Mon frère de dix minutes mon cadet était et est toujours la personne qui compte le plus dans mon c½ur. Nous sommes nés ensembles, nous mourrons ensemble. Nous l'avons décidé ainsi. Si l'un devait partir, l'autre le suivrait.


Nous étions dans la même chambre tous les deux. Nous n'avons jamais voulu être séparés, même simplement pour dormir. La nuit pour nous a toujours été un moment intime de recueillement. Personne ne peut nous déranger. Nous avons chacun notre lit mais bien souvent nous finissons la nuit dans le même. C'est incroyable cette complicité, nous sommes comme liés.


J'étais allongé sur mon lit et il se baissa pour m'embrasser sur la joue et me prendre dans ses bras comme tous les vendredis soir. C'était mon moment préféré. Celui où l'on se retrouvait après une semaine éloignés l'un de l'autre. Celui où l'on retrouvait le parfum de l'autre. Celui où l'on retrouvait cette chaleur fraternelle. Celui où l'on retrouvait l'intérêt de notre vie. Celui où l'on retrouvait notre vie dans toute sa grandeur.


Après cette embrassade qui dura un petit bout de temps qui d'ailleurs amena mon frère à se retrouver allongé à côté de moi il vit mon inquiétude. Il me demanda ce qu'il se passait. Je lui expliquai tout. Le bal, les filles, le complot, moi, seul. Il rigolait un peu car il savait que j'étais pourtant l'un des garçons les plus populaires au lycée. Mais il perdit ce sourire lorsqu'il vit que j'étais vexé. Il me regarda et me demanda si au moins je savais danser. M'avait-il prit pour un piètre danseur ? Alors cher journal, figure toi que je me suis levé et je l'ai entraîné avec moi en le prenant par la main au milieu de la chambre. Puis j'ai mis mon autre main dans son dos pendant qu'il déposait la sienne sur mon épaule. Et nous avons commencé à danser la valse de façon approximative mais nous rigolions en caricaturant les danseurs professionnels qui se tiennent très droits. Je voyais Bill rire aux éclats, son sourire reflétait tout son amour pour moi. Et le mien était de même bien dessiné sur mes lèvres. Nous mimâmes aussi le tango et à la fin tout en chantonnant un air de cette danse, je renversai Bill comme le font les hommes avec leurs cavalières telles des princesses. Je restai comme ça quelques secondes et une idée de géni me vint à l'esprit. Tu vois petit journal, je ne suis pas si débile que cela. Il y en a dans mon cerveau tout de même.


Je relevai Bill et le prit dans mes bras un petit moment en réfléchissant à la manière donc je pourrais lui faire part de mon idée. C'était assez difficile. Puis je me jetai à l'eau en lui disant de ne pas prendre ce que j'allais lui demander de façon péjorative. Il me fit un signe de la tête pour que je lui dise mais je pouvais voir une lueur d'incompréhension sur son visage.


Mon idée était farfelue mais pas irréalisable. Cette idée était la suivante : Ma cavalière serait Bill, mon frère. Je m'explique...Bill est ma copie conforme ceci est exact, mais avec tout son maquillage, ses cheveux totalement différents et surtout ses vêtements moulants son corps svelte et androgyne le rendent différents de moi et surtout plus féminin. Et puis il a des attitudes de filles parfois. Comme ce tic de remettre ses cheveux en arrière, ou bien sa façon de parler, de marcher. Tellement de choses en Bill sont féminines. J'ai la preuve que cela pourrait fonctionner : Bon nombre de personnes hésitent quand il s'agit de savoir s'il est une fille ou un garçon. Beaucoup se trompent.


Je lui avais expliqué tout en le gardant près de moi, tenant ses mains et les caressant de mes pouces. Il me souriait. Il le prenait bien alors je lui rendis son sourire. Il me dit qu'il était d'accord, qu'il trouvait ca fun de se faire passer pour une fille le temps d'une soirée. Et puis personne ne pourrait le reconnaître puisqu'il n'est pas dans mon lycée mais à cents kilomètres d'ici et rarement dans la ville avec moi. Personne ne pourra deviner la supercherie. Il m'a dit ce soir là qu'il a toujours voulu savoir ce que ça pouvait faire que de se travestir. Ca l'intriguait beaucoup et j'avoue que la façon dont il prenait la chose, tout le sérieux qu'il y mettait me surpris largement. Enfin il était d'accord et puis j'avais la joie d'avoir mon frère comme cavalière. Il est beau et c'est la personne que j'aime le plus au monde.


Pauvre journal, si tu pouvais parler je suis sûr que tu me dirais que je suis fou. Mais non, j'ai simplement trouvé une solution à ma situation houleuse.


Je n'ai jamais parlé de cette soirée passée avec Bill à nos parents. Il a prétexté que le soir du bal il irait dormir chez un ami. Et j'ai dit que j'allais au bal avec Cindy une fille du lycée. Tout a été gobé soigneusement par notre mère puis elle l'a répété à notre père qui ne s'est pas posé plus de questions.


J'étais tout excité à l'idée de tromper tout le monde au lycée. Et Bill était content de partager ça avec moi. Il nous restait une petite semaine pour bien décider de ce qu'il allait porter. Bien évidemment, il fallait une robe, mais pas trop serrée pour ne pas qu'on remarque ce qui lui sert d'être un homme. Il fallait aussi qu'il essaye d'autres façons de se maquiller pour dissimuler au maximum ses allures masculines. Nous n'allions pas nous voir pendant une semaine alors nous avons décidé de tout cela pendant le week-end.


Le samedi nous étions sortis acheter la robe. Elle était noire, plutôt sobre mais très classe et longue. Bill allait devoir mettre des ballerines car nous voulions éviter à tout prix les talons. Le soir tard, il se maquilla encore plus qu'à son habitude pour faire un essai et me montra le résultat. C'était parfait. Bill allait vraiment devenir femme le temps d'une soirée.


Il nous a fallu également trouver un prénom féminin. Bill me proposa Yumi. C'était mignon et ça rappelait un peu sa coupe manga. Alors nous gardâmes ce prénom. Le soir du bal, Bill deviendrait Yumi et il serait la plus belle. J'étais certain de faire pâlir d'envie certains de mes amis. Car même si Bill n'a pas de poitrine, il reste magnifique, et son regard charbonneux a le pouvoir de réchauffer les c½urs en moins de temps qu'il ne faut pour le dire.


Le dimanche se passa comme tous les autres avec juste une petite pointe d'excitation en plus. Mais nous avons partagé notre journée ensemble comme toujours. Finalement lorsque Bill rentrait le week-end, il ne voyait pas beaucoup nos parents. Nous étions toujours fourrés ensembles. Et d'ailleurs cela continue encore maintenant.


Le soir nous regardâmes un épisode de « Chair de poule tous les deux ». Etant un trouillard fini il n'avait de cesse de se coller à moi pour mon plus grand plaisir. Avoir mon frère tout près de moi, aussi proche, me rendait plus qu'heureux. J'en arrivais à me demander si ça n'était pas un rêve. Tu le sais toi petit journal que je l'aime mon frère car même si tu ne sais pas encore tout, je t'ai raconté tellement de chose qu'après Bill tu dois être la chose la plus couverte de « Je t'aime ». Sur presque chaque page j'ai écris « Je t'aime petit frère » comme si j'avais l'espoir qu'un jour il le lise. Bien sûr c'est inutile je le lui répète assez. Je me demande si parfois il n'en a pas marre d'ailleurs. Mais s'il ne me dit rien c'est qu'il aime que je lui dise et il ne se gêne pas pour faire la même chose. Mon frère...C'est quelque chose...


Cette nuit là nous nous sommes endormis dans le canapé. Et le lendemain je me suis retrouvé allongé sur Bill. Je me demande encore comment il n'est pas mort étouffé. Mais c'est qu'il est fort mon petit frère. Ca je n'en douterai jamais...


La séparation du lundi matin fut encore une épreuve. Chaque semaine c'était la même chose. On passait bien cinq minutes à se câliner devant la porte avant que ma mère nous dise qu'il fallait vraiment que l'on se lâche. A chaque fois j'avais les larmes aux yeux. J'avais du mal à m'y faire. C'était comme un déchirement, comme si on m'enlevait une partie de moi-même. Tu le sais déjà cela cher journal, mais je ne peux vivre avec alors je te le raconte, comme toujours même si ça fait longtemps que je ne me suis plus confié à toi. Depuis le mois de septembre nous étions séparés toute la semaine et c'était vraiment difficile. J'attendais avec hâte les vacances de Noël pour me retrouver avec lui plus longtemps.


Bill était parti. Je voulais vraiment que cette semaine là passe plus vite que les autres. Mais elle passa lentement...trop lentement. Je ne pensais qu'au bal. Ma tête explosait sous les coups de l'angoisse qui montait un peu plus chaque jour.


La semaine se termina et Bill rentra à la maison le vendredi vers dix-neuf heures comme toutes les semaines. Je lui sautai au cou, à peine eut-il passé la porte. Il me serra contre lui et je lui collai un gros bisou sur la joue. Il me fit un grand sourire et je vis qu'il était tout excité aussi. Il dit rapidement bonsoir à nos parents en monta me rejoindre dans la chambre pour se maquiller. De mon côté je préparais un sac avec la robe et les chaussures de la future Yumi. Il ne pouvait pas s'habiller ici. Il fallait qu'il attende d'être sorti de la maison pour ne pas croiser mes parents en tenue de soirée peu habituelle.


Il eut rapidement terminé et nous filâmes à l'extérieur avec le sac et les invitations pour le bal. Nous n'étions pas loin du lycée quand je vis des toilettes publiques. Bill et moi-même entrâmes dans la cabine réservée aux handicapés puisqu'elle était plus grande. J'aidai mon frère à passer sa robe puis remontai la fermeture éclair le long de son dos. Il se recoiffa légèrement et passa ses chaussures. Je précise qu'il avait prit le soin de s'épiler comme il le fait toujours d'ailleurs. Yumi était née. Elle était sublime. Pour détendre l'atmosphère je lui demandai « Ca va YUMI ? » en insistant bien sur le prénom. Il affirma qu'il allait bien avec un sourire des plus radieux mis en valeur par du gloss transparent.


Nous nous dirigeâmes vers le gymnase où de nombreux couples s'empressaient d'entrer. La fille du directeur qui accueillait les élèves me demanda les invitations que je lui tendis avec un immense sourire. Ses yeux s'ouvrirent tellement qu'elle me fit presque peur. Elle était surprise de me voir ici et surtout en compagnie d'une fille. Elle devait penser « Oh la traitre ». Mais elle était loin de penser que cette « fille » n'était pas au lycée et qu'en plus il s'agissait de mon frère jumeau.


Nous arrivâmes dans la grande salle où la fête battait son plein. Je tenais fermement la main de Bill ou Yumi comme tu veux journal adoré. Nos paumes étaient moites, nous étions vraiment stressés tous les deux. Nous avions peur d'être démasqués. Il fallait vraiment jouer le jeu alors Bill devait parler le moins possible car sa vois grave pourrait le trahir. Toutes les filles se retournaient vers moi et me lançaient des regards meurtriers. Bill attirait plutôt le regard des garçons qui étaient en totale admiration devant sa beauté, enfin, disons plutôt en séance de matage intensif. C'est plus correct. J'avais envie de leur dire « Et noooon c'est la mienne ! »


Après avoir salué quelques amis nous nous dirigeâmes vers le buffet pour prendre quelques chips et un verre de soda l'alcool ayant été interdit pour la soirée. La fille du proviseur avait déjà eu la possibilité d'avoir le gymnase, il ne fallait pas abuser avait dit son père. Alors tant qu'à faire, je ne fis pas mon Rebel pour une fois et bus gentiment mon Coca-Cola avec Bill assis tous les deux dans un coin du gymnase, sur les gradins numérotés. Nous parlions de tout et de rien. Pour le moment plus personne ne faisait attention à nous alors nous n'avions pas besoin de faire plus attentions à nos gestes. Bill me parlait normalement sans essayer de masquer sa voix, où de la modifier un peu. Je rigolais avec lui, je le regardais, mais pas comme à mon habitude. C'était encore différent. J'avais envie de le toucher plus que d'habitude. Mon frère était vraiment...attirant ce soir là...En même temps, il ressemblait totalement à une fille, même si je savais très bien qui il était.


Au bout d'une heure tout le monde était arrivé et les portes se fermèrent. Alicia la fille du proviseur s'avança pour porter un toast. Autant dire qu'elle en a bien profité pour se la jouer cinq minutes. Je m'étais mis un peu au fond avec Bill pour que les regards ne soient pas tous portés sur nous, mais Alicia n'arrêtait pas de me regarder d'un air hautain. La pauvre choute, elle était dégoutée que je sois venu et avec une fille plus belle qu'elle. Oui, même la fille la plus convoitée du lycée n'égalait pas mon Bill. Il n'y avait rien à faire. Seul lui me faisait rêver ce soir là. A la fin de son petit discours elle nous souhaita une bonne soirée et ouvrit le bal avec le mec que je déteste le plus. Le genre qui se croit mieux que tout le monde. Georg je crois. C'est vrai qu'il n'est pas laid, mais il y a mieux tout de même. Moi par exemple. Oh et puis de toute façon, je suis avec LE plus beau du monde, alors peu importe.


Je me tournai vers Bill et lui tendis ma main tel un gentleman en lui demandant « M'accorderiez-vous cette danse ? » Il me sourit et saisit ma main. Nous commençâmes à danser sur une musique très rapide comme deux fous. Tout le monde nous regardait. On s'en fichait car ce moment de complicité était pour nous encore un moyen d'être tous les deux. Le reste avait vraiment peu d'importance à nos yeux. Je regardais Bill se déhancher puis tourner dans tous les sens. Je me surpris à regarder ses fesses et à y prendre plaisir. Mais avant qu'il se retourne en me souriant je relevai les yeux vers ses cheveux que j'avais vraiment envie de toucher. Ils étaient tous lisses et brillants. J'avais chaud et Bill aussi, ses joues étaient devenues légèrement roses.


La chanson qui suivit fut un slow. Je regardai Bill et sans hésiter nous nous rapprochâmes en même temps. Je posais mes mais sur ses hanches alors qu'il entourait mon cou de ses bras se resserrait contre moi. Sa tête était dans mon cou et il en profitait pour déposer des petits baisers sur ma peau brûlante. J'étais bien là. Heureux tout simplement. Je collai ma tête à la sienne et respirai l'odeur de ses cheveux. De son côté il continuait de m'embrasser dans le cou de ses douces lèvres. J'avais envie que sa bouche remonte plus haut, toujours plus haut. Il est clair que j'étais attiré pas Bill ce soir là. Enfin c'est ce que je croyais. Mais mon c½ur battait la chamade depuis qu'il était contre moi à me couvrir de baisers et je sentais le sien contre ma poitrine. Mes mains qui étaient sur ses hanches descendaient de plus en plus. Je ne contrôlais plus rien. La musique était devenue presque inexistante, je n'entendais plus que nos c½urs à l'unisson. Au moment où mes mains se posèrent franchement sur ses fesses Bill sursauta. Il releva la tête et me regarda droit dans les yeux. J'étais en train de fondre littéralement. Bill me faisait un effet incroyable. Enfin dans ma tête ce jour là c'était Yumi et non pas mon petit frère qui provoquait autant d'émoi.


Il lisait dans mes yeux et moi dans les siens. C'était un moment magnifique. Tous les deux à ce moment nous avions compris que ce soir là serait différent, et qu'il fallait profiter de l'apparence de Bill pour faire ce que bon nous semblait. Il avait toujours ses mains dans ma nuque et la caressait de son pouce. J'avais remonté une main dans son dos et la faisait se balader de haut en bas. Nos yeux ne se détachaient pas. Je ne voyais plus les autres. Il n'y avait plus que nous, dans notre bulle. Cette bulle je la reconnais, elle nous est déjà apparut plusieurs fois lors de moments de tendresse fraternelle.


Nous tenions le lien entre nos yeux, il était fort. On y décryptait l'amour que l'on se portait mutuellement. Il était plus fort que jamais, trop fort, beaucoup trop fort pour n'être que purement fraternel. Alors poussé par un élan, je m'avançai vers Bill. Il savait. Nous avions compris qu'il fallait essayer. Nous en avions envie tous les deux. Il me l'a montré. Il ferma les yeux et s'avança doucement. Je fis de même et nos lèvres se rencontrèrent. Je goûtais au fruit défendu. Mais ce contact me donna un coup d'électricité affreusement douloureux dans le ventre. Douloureux mais agréable par la suite. Mon cerveau marchait au ralenti. Mes lèvres étaient chaudes, brûlantes au contact des siennes. Je me collai encore un peu plus à lui et passa une main dans ses cheveux. Il passa sa langue sur mes lèvres puis se retira avant de les caresser de nouveau sensuellement. Il recommença deux autres fois puis ce fut à mon tour. Nous faisions durer ce moment. La température montait, j'avais extrêmement chaud. Il passait ses mains dans mon dos, me caressait et remontait dans ma nuque. C'est à ce moment qu'il décida d'approfondir notre échange et scella de nouveau nos lèvres avant d'entre-ouvrir la bouche. Ma langue délivra la sienne qui s'enroula autour de la mienne. C'était simplement délicieux. Jamais je n'aurais pensé embrasser mon frère un jour. Et pourtant...


Le baiser ce faisait de plus en plus fougueux. Depuis plusieurs minutes nous étions collés. Et je crois que la musique suivante n'était pas du tout un slow mais nous continuions tout de même nos caresses buccales. Mes mains se baladaient sur tout son corps. Je me rendis compte à cet instant tout ce que me procurait ses caresses, ce baiser interminable qui me faisait trembler comme une feuille morte. Aucune fille ne m'avait jamais autant fait vibrer. Mon c½ur n'a jamais battu d'une telle force. Il était clair que j'aimais mon frère comme un amant. J'avais vraiment envie d'aller encore plus loin avec lui. J'avais envie de lui. J'avais envie de lui crier mon amour. Mais j'avais encore conscience de l'endroit où nous nous trouvions.


Je mis fin au baiser en me délectant une dernière fois de ses lèvres. Je reculai mon visage et le regardai. Il avait toujours les yeux fermés et un sourire avait prit place sur ses lèvres qui me manquaient déjà. Nous étions heureux. Pourquoi n'avais-je pas compris ce sentiment encore plus fort qui me liait à mon jumeau. Depuis quelques mois mon c½ur battait plus fort lorsque je le voyais. Il me manquait horriblement. J'en pleurais même parfois. Je pensais que c'était le fait qu'il soit éloigné de moi alors que cela ne nous était jamais arrivé auparavant, mais non, je m'étais trompé. J'étais tombé amoureux de Bill. Et ça n'était pas cette apparence plus féminine qui avait fait naître ce sentiment.


Il rouvrit les yeux et me regarda longuement. Nous sortîmes de la piste de danse sous les regards ébahis de tous les danseurs qui avaient visiblement suivit toute la scène. Les filles étaient jalouses de Yumi car finalement la vengeance n'avait pas fonctionnée et les garçons m'enviaient. Génial comme ambiance...


Avec Bill, nous étions à une table, tous les deux. Il était assis sur mes genoux. Son dos contre mon torse. J'avais posé mes mains sur son ventre et faisait des mouvements circulaires. Puis je déplaçai ses cheveux et l'embrassai dans le cou, plusieurs fois, puis je le léchai discrètement. Il laissa un soupir s'échapper et je le sentis remuer sur moi. Cet imbécile réveilla en quelque seconde l'objet de convoitise se trouvant à un demi-millimètre de ses fesses. Il le sentit et s'arrêta avant de se tourner légèrement vers moi et de me dire qu'il était désolé mais que mes caresses avaient des effets novateurs sur son anatomie à lui aussi. D'ailleurs, heureusement que sa robe ne le moulait pas, sinon cela aurait pu se voir. Mais nous avions en plus nos bras entremêlés qui cachaient la gêne.


Je laissai mon nez vagabonder dans son cou parfumé légèrement de son parfum délicieux tandis qu'il caressait mes mains du bout des doigts. Autant dire qu'on s'ennuyait énormément. La musique était nulle, il n'y avait déjà plus rien à manger au bout de deux heures et la plupart des couples étaient sur les côtés à s'embrasser comme des sauvages sans aucune classe. Charmant...


Bill et moi étions toujours à notre table dans un coin du gymnase non loin de la réserve de matériel. A un moment donné, il fit tomber une serviette et se baissa sous la table pour la ramasser. Je trouvais qu'il mettait beaucoup de temps pour une simple serviette de table et je fus encore plus surprit lorsque je le vis disparaître totalement sous la table. Je ne le voyais plus à cause de la très longue nappe. Je sentis alors deux mains se poser sur mes cuisses et j'eue un sursaut. Je soulevai la nappe pour demander à Bill ce qu'il fabriquait et il me répondit simplement : « Rien, laisse-moi faire... ». Alors je relâchai la nappe et sentis les mains de Bill me caresser doucement puis remonter vers mon entre jambe qui commençait à se réveiller. Désolé journal, je n'espère pas te choquer avec mon récit palpitant. Il remonta mon Tee-shirt et ouvrit doucement les boutons de ma braguette. Je sentis mon boxer descendre sur le devant laissant mon petit oiseau à l'air totalement éveillé. Le souffle chaud de Bill effleurait ma peau tendue. Je regardai alors aux alentour si personne ne s'approchait mais au même moment Bill commença à caresser mon membre durci. Mes yeux se fermèrent et je dus me mordre la lèvre pour me retenir de soupirer trop fort. J'avais envie de plonger mes mains sous la nappe pour toucher Bill, mais cela aurait paru suspect. Je me retenais de ne pas gémir tellement le plaisir m'envahissait. C'est incroyable l'effet que me fait ce mec. Mon frère...Il continuait ses caresses lentes, j'aurais voulu le supplier d'aller plus vite mais c'était impossible. Je devais être écarlate et des perles de sueur coulaient sur mes tempes. Au bout de quelques minutes Bill pris mon sexe entre ses lèvres et redessina le contour. Je ne pouvais vraiment plus me contenir, il était vraiment doué. Je n'avais jamais prit autant mon pied avec quelques attentions. Il suçait goulument mon gland, la zone la plus sensible, et caressait toujours le reste de mon sexe en appuyant légèrement. C'était l'extase. Je regardais autour de moi, tout le monde était occupé, alors je ne me retins pas et soupira fortement. Bill se mit à sourire, je le compris avec le mouvement que sa bouche fit. Il s'arrêta, et moi je tremblais comme une feuille, j'avais presque mal, il fallait qu'il me finisse vraiment. Alors je plongeais une main sous la table pour lui faire comprendre que je ne pouvais plus attendre. Il dut comprendre car il reprit mon sexe dans sa main et une seconde plus tard le mit tout entier dans sa bouche. Ses vas et viens se faisait de plus en plus rapide et ses lèvres se resserraient. Je sentais le souffle de son nez sur ma peau. Je frissonnais et me mit à me contracter fortement plusieurs fois sentant la fin proche. Bill fit un dernier aller retour presque sauvage en laissant ses dents effleurer mon membre et je me délivrai dans sa bouche en évitant de pousser un gémissement de plaisir alors pour cela j'avais serré une de mes mains avec mes dents. Je ne sais pas s'il avala la semence. Il referma mon pantalon et remonta sur mes genoux un sourire triomphant sur le visage. Il m'embrassa goulument et je pus sentir un goût amer sur ma langue en léchant sa lèvre inférieure. Je fis des yeux ronds car je me rendis compte que je venais de me sustenter de mon propre sperme. C'est...surprenant. Bill me demanda pourquoi je faisais cette tête et lorsqu'il su il rigola et me répondit qu'il avait tout avalé lui. Alors je me mis à rire aussi et le serra dans mes bras. Il m'embrassa dans le cou pendant quelques minutes.


J'étais tellement bien dans ses bras. J'étais simplement heureux. Heureux d'avoir trouvé en mon frère un amant parfait. Je partagerais encore plus de choses avec lui. Lui que j'aime plus que tout au monde. Ma moitié, celui que je ne veux plus partager, celui qui me comprend et qui a le même sang que moi...


La soirée avançait lentement, trop lentement. Un nouveau slow se fit entendre alors j'invitai Bill à danser. Personne n'avait encore osé nous parler. Personne n'avait rien remarqué. Notre stratagème marchait à merveille.


Nous étions tous les deux sur la piste, collés l'un à l'autre caressant nos corps. J'avais un avantage sur Bill car lui était habillé d'une robe fine alors que j'avais encore mes deux large T-shirt qui dissimulait toutes mes formes. Mais ça n'empêchait pas mon jumeau d'oser passer ses mains en dessous pour effleurer mes abdos. J'étais rempli d'une vague de bonheur depuis le début de la soirée et mon désir pour cet ange ne faisait qu'augmenter de minute en minute au rythme de la musique. Il m'avait déjà donné un plaisir immense quelques minutes auparavant mais ça ne me suffisait pas et j'avais envie de lui faire plaisir aussi. J'avais hâte que l'on se retrouve tous les deux, seuls. Je me mis à réfléchir à l'endroit où nous allions passer la nuit et en ouvrant les yeux alors que ma tête était sur son épaule je vis derrière nous la porte de la réserve. Je sais qu'elle se ferme de l'intérieur...Il y a les matelas de gym à l'intérieur. C'était très intéressant...


Je souris un peu et embrassai Bill dans le cou avant de remonter jusqu'à ses lèvres. Je reculai ma bouche et sentis son souffle sur celle-ci. On se regardait dans les yeux, c'était tellement profond. Je voyais dans ses yeux qu'il avait envie lui aussi de pouvoir me toucher à son aise, en toute intimité. Je collai mon front au sien et caressai sa nuque d'une main. Il ferma les yeux puis se lécha les lèvres doucement. Il était beau comme ça. Je me souviens de chaque détail comme si c'était hier...Je me délectai encore une fois de ses lèvres puis il s'empara des miennes rageusement. Sa langue se fraya un chemin pour rencontrer la mienne. Je résistai un peu mais son gémissement me fit ouvrir la bouche rapidement. Notre baiser langoureux était désireux et sauvage. Mes mains étaient appuyées sur ses fesses, nous n'étions vraiment pas discrets à ce moment là. Bill avait lui ses paumes collées à mon torse et me caressait en descendant vers mon ventre et mes hanches...Je sentais mes sens s'éveiller et j'avais l'impression de voler. Qui aurait cru...C'est mon petit frère...


La chaleur montait de plus en plus, mon cerveau était déconnecté, il me serra contre lui d'un coup. On s'étouffait presque. Je dévorais son cou, le mordais parfois. Il fallait vraiment qu'on parte de cette piste de danse ou j'allais le violer sur le sol. Je sentais son érection sur ma cuisse et je savais qu'avec sa robe ça pourrait se voir alors je changeait de place avec lui et l'entraînai avec moi en marchant à reculons vers la réserve. J'ouvrai la porte tout en le regardant dans les yeux. Personne n'avait eu l'air de nous voir. Je poussai sur la porte et pénétrai à l'intérieur de la pièce plongée dans le noir. Bill se détacha de moi et je fermai la porte à clé. Je ne voyais absolument rien ce qui rendait la situation encore plus chaude. Bill était allé plus vers le fond de la pièce. Je l'entendais jurer contre diverses choses dans lesquelles il tapait. Je suivais son parfum essayant de le retrouver. Je ne parvenais toujours pas à retrouver son corps et plus aucun bruit à part nos respirations saccadées ne se faisait entendre.


Je restai immobile en entendant le bruit d'une fermeture éclair. Bill venait d'ouvrir sa robe. Il avait dû l'enlever. Je me retrouvais donc encore plus excité dans une pièce dont je ne distinguait rien avec mon frère peut être totalement nu. Une minute plus tard je n'avais toujours pas bougé mais Bill se mit à parler avec une voix sensuelle. Il me guida jusqu'à lui mais je le sentis reculer au fur et à mesure que je me rapprochais de lui. Il jouait avec moi, faisait monter mon envie, me narguait. Il devenait ma proie et j'étais son prédateur. Je l'entendais respirer fort. Puis d'un seul coup je n'entendis plus ses pas mais seulement les miens. Il venait de rencontrer le mur. Il ne pouvait plus reculer. Il était à moi. Alors j'avançais toujours vers lui et au bout de quelques secondes je me retrouvais collé à lui et son dos appuya sur l'interrupteur qui alluma la lumière. Son corps était entièrement nu et excité au plus haut point. Il mit ses mains sur mon visage et arracha ma casquette avant de la jeter et de m'embrasser sauvagement. Je le soulevais et le maintenant sous les fesses et le collait contre le mur. Mon envie de lui était folle. Je ne contrôlais plus rien. Je serrais ses deux muscles entre mes mains lui arrachant de petits gémissements qui se glissaient dans ma bouche. Sa peau était moite tout comme la mienne sous mes vêtements qui se faisaient de trop à présent.


Je portai Bill jusqu'à la table qui se trouvait dans cette réserve près du mur où nous étions. Je connais très bien cet endroit m'y étant caché plus d'une fois pour échapper à la prof de sport. Le bois froid de la surface contrastait avec la peau chaude de Bill. Il m'enleva mon T-shirt et avec ses pieds fit glisser mon bagguy vers le bas sans desserrer la ceinture. A ce moment là je me baissai et lançai mon pantalon loin de moi puis retirai mon boxer qui me compressai le bas ventre. Mon c½ur battait cent fois plus fort que d'habitude. Bill m'embrassa sur tout le visage tandis que je le caressais partout. Je passai son torse au crible, puis retraçai toutes ses courbes de mes mains. Je l'embrassai avec toute la fougue que je pouvais laisser sortir de mes sentiments et descendis mes mains vers son membre tendu de désir. Je l'effleurai du bout de doigts et sentis mon frère soupirer dans ma bouche. Il me mordit la lèvre inférieure me tirant un gémissement. Je pris son sexe dans ma main et entamai de long va et viens. Il planta ses yeux dans les miens et ouvrit la bouche pour respirer plus fort. Il était beau comme ça et mon envie grandissait encore. J'avais l'impression qu'un serpent passait dans le fond de mes entrailles. Ses mains étaient posées sur mes épaules et je sentais ses ongles se planter dans ma peau humide. Je pressai le mouvement sur son sexe puis ralentis avant de porter mes lèvres à son cou. Je léchai cette peau laiteuse, la suçai et y laissai des traces rouges. Il me demandait de le finir entre plusieurs petits cris rauques mais mon intention était toute autre. Je voulais lui faire l'amour. Je voulais profiter de cette soirée qui comme je le pensais serait unique. Alors je le regardai de nouveau dans les yeux en espérant qu'il comprenne que mon désir était bien plus fort que ça.


Il était transpirant, la sueur glissant le long de ses joues, son maquillage avait coulé un peu et ses cheveux étaient dans tous les sens lui donnant cet air sauvage si excitant. J'arrêtai une seconde mes caresses intimes alors il descendit de la table et me retourna de façon à ce que mes fesses touchent le bord de la table. J'avais mal tant mon désir était transcendant et surtout insatisfait pour le moment. Il me serra contre lui se faisant se toucher nos intimités en éveil. Ses cheveux caressaient mes joues, nous mélangions nos sueurs. Nos corps jumeaux allaient se compléter, bientôt nous ne ferons enfin plus qu'un, ce que nous avons toujours voulu...


Il desserra notre étreinte et commença à m'embrasser sur tout le corps s'arrêtant sur mes tétons durcis par le plaisir. Mes mains étaient posées sur le bord de la table, j'avais du mal à tenir encore sur mes jambes. Je gémissais déjà, avant même qu'il touche à ma virilité. Il me décolla un peu de la table et me caressa les fesses puis l'intérieur des cuisses. Je respirais encore plus fort. Nos soupirs résonnaient dans la pièce. Il embrassa mon torse puis descendit jusqu'à mon aine. Je venais de comprendre ce qu'il allait faire et lui dit qu'il n'était pas obligé mais il me répondit qu'il fallait profiter de cette soirée, qu'elle serait éphémère et qu'il en avait envie. Je fermais alors les yeux et sentis son souffle près de mon érection. Il embrassa le bout de mon sexe et le lécha ensuite de bas en haut m'arrachant des cris de jouissance. Je touchais ses cheveux accompagnant ses mouvements de succion. Il accélérait puis ralentissait. J'avais vraiment peine à rester solide sur mes jambes. Il fit comme moi et ne me porta pas jusqu'à l'orgasme. Il recula jusqu'à la pile de tapis de gym bleus. Il était magnifique et haletant. Il posa ses fesses sur le bord puis s'allongea laissant ses cuisses et le reste de ses jambes dépasser. Il écarta violemment les cuisses en se relevant sur ses coudes et me dit d'un air à la fois provocateur et suppliant : « Prend-moi Tom...Maintenant... ».


Je m'avançais alors vers lui rapidement répondant à sa demande. Il se rassit d'abord pour me prendre dans ses bras et m'embrasser encore. Il me caressa les fesses puis porta une de mes mains à sa bouche avant de lécher avidement deux de mes doigts. Je compris ce qu'il voulait que je fasse alors je le regardai puis il se rallongea en écartant de nouveau ses jambes. Je le regardai, il avait les yeux fermés. Il attendait...


Cher journal vois-tu, j'étais hésitant, j'avais peur, c'était mon frère, mais j'en avais terriblement envie. Tous les éléments qui auraient dû me dissuader de lui faire l'amour s'étaient envolés. Il s'offrait à moi, de manière provocante et suppliante. Je ne pouvais reculer. J'en mourrais d'envie. Alors je le pénétrai avec mes deux doigts d'un coup. Il émit un son entre ses lèvres pincées et sa gorge se racla. Il s'était cambré en même temps. Je me mis à bouger mes phalanges à l'intérieur de son intimité et entendis les premiers soupirs de bien être remplacer ceux de douleur. Ainsi pendant quelques instants j'essayais de l'habituer à cette présence étrangère. Mais il rouvrit les yeux et me dit manquant de souffle : « Vas-y Tom, je n'en peux plus... »


Je retirai mes doigts et le rapprochai de moi avant d'entrer en lui doucement. Tous les deux nous criâmes de plaisir rien qu'en sentant cette union se faire enfin. J'entamai de long va et viens qui se firent plus rapides puis brutaux et sauvage. Bill criait, il me demandait d'aller plus fort mais la force commençait à me manquer et je lui dis que je n'allais plus tenir debout très longtemps, qu'il me procurait trop de plaisir. Alors il me demanda de me retirer un moment et me dit de monter sur les matelas. Je m'y allongeai puis il monta sur moi et se remis sur moi laissant mon sexe entrer en lui violemment. Il donnait des coups de reins animaux et le plaisir montait de plus en plus. Il hurlait mon nom et je faisais de même. Ses mains griffaient mon ventre et les miennes caressaient sa virilité. Nous n'en pouvions plus tant cet échange était intense. Je n'avais jamais autant prit mon pied. Et pourtant Dieu sait combien de filles sont passées dans mon lit.


J'accélérai mes mouvements sur son sexe et je le sentis venir. Il continuait ses mouvements de bassins me tirant des cris puissants. Et moi qui m'étais juré de ne jamais hurler en faisant l'amour. Peut être que je n'avais jamais fais l'amour finalement. Je découvrais mes sentiments pour Bill à ce moment là.


Il hurla « Tom je t'aime » en se déversant dans ma main puis quelques secondes plus tard alors qu'il continuait de soupirer en s'activant sur mon membre je me déversai en lui dans un long cri en même temps que lui ayant touché le paroxysme du plaisir grâce à son organe interne.


Il s'écroula sur moi embrassa mes lèvres sèches d'avoir soufflé autant. J'étais heureux. J'étais toujours enfoncé en lui mais il se retira et vis un liquide couler entre ses cuisses. Il souris à cette vue et s'essuya avec une serviette éponge qui traînait par là. Je lui dis que je l'aimai et il me sourit amoureusement.


Je regardai son corps nu et ses cheveux collés à son visage rougis. Je me rendais compte que je venais de faire l'amour à mon frère alors que cette soirée devait se terminer comme toutes les autres. Il était question de tromperie et de jeu, mais ça ne s'est pas passé comme je le souhaitais. Je venais de virer homosexuel en quelques heures, et avec mon jumeau, mais bizarrement, je ne trouvais pas ça ignoble. Non car je l'aimais plus que tout et que je trouvais cela presque normal. Comme si j'avais attendu ce moment depuis très longtemps et qu'il s'était enfin réalisé.


Nous nous rhabillâmes et avant de sortir je l'embrassai encore avant de le remercier. Il fit de même et nous retournâmes dans le gymnase comme si rien ne s'était passé. Non petit journal, tu ne rêves pas...Tout cela est vrai.


Nous passâmes la fin de la soirée à se câliner dans un coin car nous n'avions plus la force de danser puis il fallu trouver un endroit où passer la nuit. Alors nous inventâmes un mensonge pour pouvoir rester dormir dans le gymnase et nous repartirions demain matin. D'ailleurs certains étaient tellement fatigués qu'ils dormaient déjà. Nous eûmes l'autorisation et à plusieurs nous allâmes chercher quelques tapis de gym. Je courrai pour être le premier et cacher le tapis du dessus qui était un peu...sali ? Pauvre tapis...
Avec mon frère nous nous endormîmes rapidement et rejoignîmes le pays des rêves.


Journal, cette soirée fut la plus belle de ma vie, mais aussi un élément déclencheur de l'année la pire de ma vie jusqu'à aujourd'hui...


Avec Bill nous rentrâmes à la maison mais nous savions tous les deux que ce que nous avions fait ne pourrait se reproduire car nous n'en avions pas le droit. Alors après que ce week end fut passé où nous avions mimé une fausse dispute devant nos parents, Bill retourna dans son internat et ne rentra plus à la maison le week end comme avant. S'il venait, je faisais en sorte de ne pas être là. Mes parents étaient désolés par la situation. Ils croyaient vraiment à une dispute et essayaient de recoller les morceaux qui n'étaient pas cassés.


J'ai terriblement souffert de ne plus voir Bill pendant un an. Oui un an. On s'était donné un an. Un an pour oublier cet amour interdit. Un an pour passer à autre chose et se retrouver sans jamais rien dire à notre famille, ni à nos amis. Se retrouver en faisant croire à une réconciliation. Je pensais que c'était une passade. Nous le pensions tous les deux. Et pourtant chaque soir je pleurais encore un peu plus. Mon c½ur et mon corps le réclamaient de plus en plus. J'avais mal partout. Je ne mangeais plus, je ne sortais plus. Je ne couchais plus avec les filles. Je ne me touchais même plus. Je voulais que ce soit lui. Je n'en avais plus envie sans lui. J'étais coupé du monde.


Cette souffrance dura un an. Un an de torture. J'attendais ce jour où nous nous reverrions enfin. Nous nous étions donné rendez-vous devant le gymnase. Le gymnase de l'inceste.


Cette année passa lentement, sans lui, sans mon amour, sans ma moitié. Mes parents voyaient bien que j'allais mal. Mais je leur avais dit de ne rien faire, de ne pas tenter de nous mettre l'un en face de l'autre pour parler...Pour parler...Il n'y avait rien à dire je l'aimais...Et je l'aime toujours...


Car oui, nous nous sommes revus. Mais rien n'avait changé, sinon empiré. Nos sentiments s'étaient décuplés par l'absence de l'autre. Alors ce jour où je l'ai revu, nous n'avons rien dit.


Il était là, emmitouflé dans son écharpe. Toujours aussi magnifique. Je me rapprochai de lui et captai son regard qui me fit comprendre que pour lui non plus rien n'avait changé. Alors nous nous serrâmes fort. A s'étouffer et nos larmes se mirent à couler. Nous nous embrassâmes et l'eau salée de l'émotion prit part au baiser. Je ne voulais plus le laisser partir. Plus jamais.


Aujourd'hui cela fait deux jours que j'ai retrouvé Bill. Yumi m'a aidé à comprendre. J'aime Yumi, j'aime Bill.


Voilà petit journal l'histoire de deux frères jumeaux que tu connais mieux que mes parents à présent. Ils ont pêché, ils ont enfreint la loi mais c'est dans le secret qu'ils vivront jusqu'à ce qu'il cède. Ils seront peut être puni, mais l'amour fraternel et passionnel les unis à présent dans l'infini...


Tom










J'espère qu'il vous a plu !!
=]
Je tiens à remercier tous ceux qui ont voté pour moi au concours de OS de blogs-fan-fics-yaoi.
Grâce à vos 16 votes j'ai remporté le concours.
Merci merci merci.

MiLkA
# Posté le dimanche 02 mars 2008 15:41
Modifié le jeudi 03 juillet 2008 17:52

...Un ange noir a perdu ses ailes... A Lauri et Henkkei...

...Un ange noir a perdu ses ailes... A Lauri et Henkkei...
PRECISIONS:
Bill et Tom ne sont pas frères.
"Elle" c'est la mère de Tom.
C'est inspiré du réel mais vous n'avez pas besoin d'en savoir plus pour ressentir le mal être de Bill.

Bill, un jeune androgyne brun de 18 ans se sent mal depuis quelques temps. Aucun mal physique non. Il a mal au c½ur de voir celui qu'il aime souffrir. Il plus mal encore lorsque celui-ci refuse son aide. Il se sent inutile. Il n'arrive pas à lui dire, il n'arrive pas à lui expliquer qu'il est là. Il voudrait bien trouver un moyen de faire cesser cette peine qui s'empare de sa moitié.

Quatre ans qu'il est avec lui déjà...
Quatre ans qu'il l'aime un peu plus chaque jour...
Quatre ans qu'il essaye de le comprendre dans ces moments là...
Quatre ans qu'il est là pour lui, pour Tom.

Le jeune brun voudrait que Tom, son Tom, son dreadé vienne se reposer dans ses bras. Il aimerait tellement qu'il lui parle. Il voudrait que Tom comprenne enfin qu'il ne veut que l'aider et sécher ses larmes. Bill n'en peut plus de voir ces cascades de pleurs dévaler les joues qu'il aime tant. Tom fuit...

Bill n'a jamais été très doué pour parler aux gens sans les brusquer. Mais il a peut être trouvé une solution miracle. Il a toujours cru au miracle. Bill a du mal à parler, alors il va lui écrire. Il va coucher sur le papier quelques mots qui sonneront peut être joliment à l'oreille de Tom.

Il ne veut pas le brusquer, il le fera en plusieurs fois. Il est minuit, et l'hiver laisse place au printemps. Bill allume une bougie et s'assois près de son bureau, un style plume dans la main droite, et une feuille blanche attendant l'heure où elle ne serait plus vierge. La nuit est noir, il n'y a pas de Lune. Le ciel est couvert et les étoiles sont absentes. Seule la flamme dorée de la bougie laisse une ombre sur le mur. La sienne. Celle qu'il voudrait voir double par la présence de Tom à ses côtés. Il regarde la photo de Tom accrochée devant lui puis il écrit...


"Keiner weiss, wies Dir geht.
Keiner da, der Dich versteht.
Der Tag war dunkel, und allein.
Du schreibst Hilfe, mit Deinem Blut.
Obwohl es immer wieder wehtut.
Du machts die Augen auf, und alles bleibt gleich."

"Personne ne sait, Comment tu vas
Personne n'est là, Pour te comprendre
En ce jour sombre, Tu écris au secours
Avec ton sang,
Même si ça te fais toujours aussi mal ...
Tu ouvres à nouveau les yeux, Mais tout est resté pareil"



Bill pense...
J'ai vu ton sang Tom, je l'ai vu couler l'autre fois. Mes larmes l'ont suivit. Tu as voulu le cacher mais j'ai tout vu. Je voudrais que tu ne masques plus ce mal qui te détruit. Je sais que tu as peur. Tu ne dois pas croire que tu es seul. On les combattra. Tous les deux. Et je sais qu'elle te fait souffrir, qu'elle nous fait souffrir. Ne crois-tu pas qu'à deux nous pourrions y arriver ? Non Tom, tu n'es pas seul. Je suis là. Regarde-moi...Je vais refermer tes blessures et nettoyer ce sang. Je te comprends déjà, car je sais d'où vient ton mal. Mais parle-moi. Dis-moi. Je veux t'aider. Ne me laisse pas moi non plus...

Des larmes coulent le long des joues du brun. Son maquillage noir trace des sillons sur sa peau évoquant sa peine. Il souffre de l'indifférence de celui qu'il aime. Une des perles salées vient s'écraser sur la feuille. Il a mal mais il continue...


"Ich will nicht störn, und ich will auch nicht zu lange bleiben.
Ich bin nur hier um Dir, zu sagen.
Ich bin da, wenn Du willst.
Schau Dich um, dann siehst du Mich.
Ganz egal, wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich."

"Je ne veux pas déranger, Et je ne veux pas non plus, Rester trop longtemps
Je suis seulement ici pour te dire :
Je suis là
Si tu veux
Regarde autour de toi, Et tu me verras
Peu importe, où tu seras
Si tu tends la main vers moi, Je te soutiendrai"



Tu vois Tom comme il souffre de te voir le fuir ainsi. Ecoute-le, il ne veut que ton bien. Regarde comme il est triste sans toi. Revient vers lui, il ne veut que t'aider. Tu ne dois pas avoir peur de lui, car pour le moment c'est ton ange qui ne sait comment réagir avec toi. Il a peur de déranger, il a peur de gêner. Il souffre aussi. Si ton c½ur saigne, alors le sien aussi. Comprend cela. Retourne-toi et regarde juste là. Près de toi. Il te tend sa main. Prend-là...

Bill pleure encore plus fort. Les larmes sont toutes plus chaudes les unes que les autres. Le vent souffle dans les branches du chêne et laisse un bruit agréable dans la tête du brun qui est transporté dans son monde. Celui de l'écriture...

Il veut s'arrêter là pour le moment. Sa tête lui tourne et sa gorge est sèche à force de trop pleurer. Il pose le stylo et pli la feuille en quatre. L'écriture habituellement si belle et irrégulière. Les spasmes provoqués par les pleurs ont fait trembler ses mots et par endroit les larmes du jeune garçon ont fait gondoler le papier.

Il se lève difficilement. La fatigue se fait sentir et la douleur pèse sur ses épaules. Il n'aurait besoin que d'une chose...Les mots de Tom. La voix de Tom. Ce timbre qu'il aime tant pour lui réchauffer le c½ur...Mais il n'est pas là. Il sait qu'il pleure seule dans la chambre d'à côté. Alors il va vers cette porte qui ne s'ouvre jamais lorsque lui est présent. Tom évite sa moitié comme si cet ange noir avait fait quelque chose de mal.

Il est devant la porte...Et il l'entend...Chaque sanglots déchire le c½ur de Bill. Le lit recueil les larmes de Tom. Bill voudrait pouvoir les essuyer à jamais. Il sait qu'il ne sert à rien de tenter une approche alors il se contente de se baisser et de faire glisser la feuille sous la porte en laissant un petit coin dépasser puis il s'assoit sur le parquet du couloir, en face de la porte, le dos contre le mur d'en face...Il fixe la feuille, il attend qu'elle disparaisse complètement. Il espère que Tom lira ces quelques mots.

Il reste quelques minutes puis il entend des pas se rapprocher.
La feuille est partie...
Les larmes de Bill aussi.

Il se relève et se couche quelques minutes plus tard tout habillé.


Le lendemain Bill se réveille difficilement. Le soleil est absent et les nuages grandissants. Il se demande si Tom a lu son texte cette nuit. Il doute.

Oui Bill, Tom a lu. Tom a pleuré de savoir qu'il te fait autant de mal. Mais malgré cela il ne sait quoi faire. Il n'arrive plus à te regarder en face. Aurait-il honte ? Honte de ce qui se déroule sous tes yeux. Il ne comprend pas pourquoi elle fait cela. Il l'aime toujours. Tu le sais, mais lui ne le sait pas. Il ne sait pas que tu comprends la moitié des choses qui ravage ton c½ur. Bill veut panser tes plaies. Ecoute-le.

Le brun se lève et se dirige vers la salle de bain avec des affaires de rechange. Il se regarde dans le miroir et voit les traces de son chagrin de la nuit dernière. Il se démaquille puis prend une douche et s'habille lentement. Ses gestes sont lourds. Il ne se maquille pas et après avoir rangé la salle de bain il retourne dans sa chambre. Il se remet à son bureau où la bougie s'est consumée totalement. Il écrit encore...


"Dein Leben sinnentleert, Deine Schatten tonnenschwer.
Und alles was Du jetzt brauchts, hast Du nicht.
Du suchts den Regenbogen.
Es liegt tut vor Dir, am Boden.
Er hat solang es ging gestrahlt, nur für Dich."

"Ta vie semble vide de sens, Tes ombres pèsent des tonnes
Tout ce dont tu as besoin, Tu ne l'as pas
Tu cherches ta bonne étoile
Elle gît, morte, devant toi, Sur le sol
Elle a luit tant que c'était possible, Rien que pour toi"



Bill écrase une fois de plus ses sentiments sur le papier. Il ressent le mal être de Tom mais ne sait comment l'aider. Tom veut-il parler ? Tom veut-il être câliné ? Tom veut-il seulement pleurer ? La bonne étoile de Tom n'est autre que Bill. Il faudrait qu'il le regarde encore. Quatre ans après, Bill n'a pas changé, son c½ur est resté le même. Il sera toujours là pour Tom.

Regarde Tom ce que tu oublies dans ta vie que tu dis vide de sens. Ton ange...Celui qui ne veut que ton bien. Explique-lui ce qui te déchire le c½ur. A deux vous y arriverez. Vous les combattrez. Avec lui tu seras plus fort et tu oublieras ta peur. Ta bonne étoile ne s'est jamais éteinte. Elle est toujours là, c'est toi qui ne veux pas la voir. Tu t'es isolé, tu as pu réfléchir. Maintenant retrouve la moitié de ton c½ur. Retrouve ta force en lui...Tu ne sais pas ce dont tu as besoin, mais Bill sait que c'est de lui donc tu manques. Il n'attend plus que toi...


“Ich will nicht störn, und ich will auch nicht zu lange bleiben.
Ich bin nur hier um Dir, zu sagen.
Ich bin da, wenn Du willst.
Schau Dich um, dann siehst du Mich.
Ganz egal, wo Du bist.
Wenn Du nach mir greifst, dann halt ich Dich."

"Je ne veux pas déranger, Et je ne veux pas non plus, Rester trop longtemps
Je suis seulement ici pour te dire :
Je suis là
Si tu veux
Regarde autour de toi, Et tu me verras
Peu importe, où tu seras
Si tu tends la main vers moi, Je te soutiendrai"




Bill écrit encore, il ne s'arrête plus. Il veut faire comprendre à Tom qu'il sera plus fort avec lui. Il lui tend sa main. Il voudrait tant que celle de Tom vienne la saisir. Il ne veut plus être invisible. Alors il vide encore un peu d'encre, pour lui, pour eux...


“Wenn Du die Welt nicht mehr verstehst,
und jeder Tag im Nichts vergeht.
Wenn sich der Sturm nicht mehr legt,
und Du die Nacht nicht mehr erträgst.
Ich bin da wenn Du willst, ganz egal wo Du bist.

An deiner Seite, nur eine Weile.
Ich bin da,
Ich bin da, wenn Du willst.
Ich bin da, ganz egal wo Du bist.
Ich bin da, schau in Dich rein dann siehst Du mich.
Ich bin da,
Wenn Du nach mir greifst dann halt ich Dich.
Ich bin da wenn Du willst, ganz egal wo Du bist."

"Si tu ne comprends plus le monde
Et que chaque jour disparait dans le néant
Si la tempête ne se calme plus
Et que tu ne supporte plus la nuit
Je suis là si tu veux, Peu importe, où tu seras

A tes côtés
Pour un moment seulement
Je suis là
Je suis là si tu veux
Je suis là
Peu importe, où tu seras
Je suis là
Regarde en toi et tu me verras
Peu importe, où tu seras
Si tu tends la main vers moi, je te retiendrai
Je suis là quand tu veux
Partout où tu seras"



Tu es perdu Tom. Mais Bill peut t'aider à retrouver ton chemin. Il te complète depuis tellement de temps. Souviens-toi de toutes ces choses que vous avez traversées. Te retrouver dans les bras de Bill a toujours été pour toi une source de réconfort. Alors regarde le qui t'appelle. Répond à ces questions. Confie-toi à lui qui n'attend que ça. Il ne peut supporter de te voir souffrir sans lui. Il se sent inexistant.

Bill lui parle avec son c½ur...
Tom...Je sais qu'elle te fait du mal. Je sais qu'elle nous veut du mal. Je le sais...Mais rester muet ne pourras pas t'aider. Ne t'enferme pas. Parle moi...Je fais partie de toi maintenant, tu sais où je suis. Cherche-moi et trouve-moi. Mon c½ur est grand ouvert. Le monde est noir, tu n'es pas le seul à ne plus rien comprendre. Toi tu l'aimes toujours, et tu ne peux admettre que tout ai changé. Elle veut t'interdire d'aimer. C'est elle la fautive. Pas toi. C'est elle qui doit avoir honte. Pas toi... Reste avec moi. Je t'écouterai toujours, je t'épaulerai et je réchaufferai ton c½ur glacé par la peur depuis quelques temps. Tu n'es pas un danger pour moi, tu es tout le contraire...



Bill est fatigué. Sa tête lui fait mal. Sa douleur lui tape dans les tempes. Il aurait besoin d'un baiser de Tom pour le calmer. Mais il n'est pas là. Il pleure encore. Seul.

Tom est réveillé et pleure encore dans son lit. Il n'a pas dû beaucoup dormir encore une fois pense le brun.

Tu penses bien Bill. Ton amour n'a pas dormit de la nuit. Il l'a encore pleurée elle. Elle qui le détruit de ses mots affutés comme des lames de rasoir. Et il a repensé à tout ce mal qu'on lui a fait. Il a repensé à tout cela. Ce mal qui s'est réveillé. Cette peur qui est revenue avec lui. Tu le sais Bill que Tom a besoin de toi. Lui ne le comprend pas. Donne-lui encore tes mots.

L'androgyne sort de sa chambre pour aller dans la salle de bain se rafraîchir en emportant la feuille où la plume a encore gravé ses douleurs. Il a aspergé légèrement la feuille avec son parfum. Il passe devant la porte de Tom et glisse une fois de plus le morceau de papier sous la porte. Il ne veut plus tenter de contact, il a trop peur d'être repoussé encore une fois. Il ne veut plus être ignoré. Bill n'est pas un fantôme.

Il n'attend pas que la feuille disparaisse et continue son chemin vers le lavabo qui l'appelle pour éclabousser son visage d'un liquide plus pur que ses larmes. L'eau qui pénètre dans sa peau lui fait du bien. Il ferme les yeux et respire fortement essayant de capter plus d'air. Il étouffe. Lui aussi a besoin de Tom. Il n'en peut plus...

Bill relève la tête et se regarde une seconde dans le miroir. Il veut achever son texte et c'est en baissant un peu les yeux qu'il aperçoit son Eye-liner. Il le prend et commence à écrire sur le miroir. Ca va abîmer son maquillage, mais il s'en fiche...


"An deiner Seite, nur eine Weile
Du bist nicht alleine."

"A tes côtés, Pour un moment seulement
Tu n'es pas seul"



Une unique larme perle au coin des yeux de Bill. Elle tombe sur sa joue pâle. Il baisse la tête puis la relève pour fixer son reflet couvert par ces quelques mots. Il sort de la salle de bain et descend dans le jardin s'asseoir près du chêne. Il ne pleure plus, il espère simplement que Tom a enfin comprit. Il sent son c½ur se serrer. Il redoute que Tom ne vienne même pas lui dire qu'il a lu. Ce qui est sûr, c'est qu'il verra au moins le mot sur le miroir. Le brun veut retrouver ses ailes et redonner un c½ur entier à Tom.

Pendant que Bill pense à ce qu'il se passerait si Tom n'avait pas daigné lire ses mots, le dreadé a vu le dernier mot de son amour sur le miroir. Un sourire s'est à peine dessiné sur ses lèvres se frayant un passage au travers des larmes. Tom a comprit.

Le dreadé sort de la salle de bain en courant vers la chambre de Bill. Ne le trouvant pas, il regarde par la fenêtre et aperçois son ange noir assis au pied de leur arbre. Il essuie ses larmes puis continue sa course vers le chêne. Il approche doucement ensuite de Bill puis s'arrête devant lui. Il se souvient des mots de son ange. Ces mots qui lui demandaient de tendre sa main. Alors Tom le fait. Il tend timidement sa main vers Bill qui relève instantanément les yeux pour les ancrer dans ceux du blond. Une lueur revit dans le regarde de l'ange noir qui lève sa main et saisit celle de Tom.

La moitié de Bill recommence à pleurer, mais pour les même raisons. Les larmes sont aromatisées avec cette chose que l'on appelle bonheur. Il est heureux de savoir que Bill est là pour lui. Il est heureux de voir cette flamme dans les yeux de son ange.

Le c½ur de Tom se remet à battre plus fort et il se jette dans les bras de l'androgyne. Ils se serrent aussi fort qu'ils le peuvent. Tom murmure à l'oreille de Bill les mots que ce dernier rêve d'entendre depuis quelques temps...

"Du bist nicht alleine...Danke...Ich liebe dich mein engel..."
"Tu n'es pas seul...Merci...Je t'aime mon ange..."
# Posté le samedi 22 mars 2008 19:18
Modifié le mardi 15 juillet 2008 11:19

...Le bleu du sexe...

Première partie


Entrez donc dans une des maisons de Loitshe où un adolescent dreadé s'ennuie à mourir, allongé sur son lit devant des clips de Rap.

Il faut savoir que quelques heures plus tôt il s'est violemment disputé avec son frère jumeau pour une raison quelconque donc il ne se souvient même pas, preuve de la certaine stupidité du motif. Dispute puérile qui en est venu aux mains. Tom a certainement laissé des traces de coup sur la peau de son jumeau absent. Bill est parti se changer les idées sans son frère à la fête d'une amie quelques rues plus loin.

Tom regarde l'écran de sa télévision tout en regrettant une fois de plus cette dispute qui a tourné en bagarre assez violente. Il sait que du côté de Bill ce soit être pareil. Il masque sans doute sa mine triste de s'être fâché pour des broutilles avec son jumeau qu'il aime plus que tout pour qu'on ne lui pose pas de questions. Ils savent tous les deux que lorsque Bill rentrera, ils se sauteront dans les bras l'un de l'autre en se demandant pardon mutuellement. Rien ne les séparera. Lorsqu'ils sont en froid, ils se sentent plus seul et plus vide qu'à n'importe quel moment. Ils ne se sont jamais boudés plus qu'une soirée, ce qui équivaut à seulement quelques heures.

Tom regarde l'heure inlassablement attendant que Bill entre à la maison et se jette sur lui pour se réconcilier. La demeure est silencieuse si on omet le faible bruit de la télévision. La mère des jumeaux est partie chez une amie qui a besoin d'elle pendant quelques jours. Elle a perdu son père. Simone, la mère de Bill et Tom va lui apporter son soutient comme elle l'a toujours fait.

Mais ce calme est enfin interrompu par un claquement de porte et une voix qui semble être celle de son frère. Tom sourit niaisement : Il est revenu.

Le dreadé tend l'oreille et écoute les mots mélodieux qui émanent de la bouche de son tendre et délicat jumeaux :

_ QUELLE PUTE ! PUTAIN ! PUTAIN ! SALOOOOOOPE !

Tom étouffe un rire puis se demande qui pourrait être cette salope ayant visiblement irrité quelques peu son frère. Bill quant à lui continue de jurer en montant les escaliers lourdement. Il s'avance dans le couloir et entre directement dans sa chambre ce qui surprend Tom. Bill n'est pas venu le voir tout de suite. C'est étrange...Lui en veut-il vraiment cette fois-ci ? Le blond s'inquiète alors il se lève et écoute à la porte de son frère. Petite concierge !

Il colle son oreille à la paroi qui le sépare de la chambre de Bill et n'entends plus d'insultes ni de cris mais des gémissements puissants et des respirations très saccadées. Il se doute que son frère n'est pas en train de faire une partie de Monopoly en solitaire mais il reste tout de même derrière la porte à écouter son jumeau se masturber.

Les sourcils froncés et la bouche ouverte il prend plaisir à s'imprégner des petits couinements que Bill pousse à ce moment. Il sourit légèrement et se rend compte ensuite de ce qu'il est en train de faire mais prend surtout conscience de ses pensées se rapprochant de plus en plus de la perversité. Il aimerait bien ajouter l'image au son et ça n'est pas sans conséquence sur sa fierté qui s'éveille lentement.

Tom se met une claque mentale et retourne dans sa chambre un peu excité mais tellement effrayé par ce qui vient de lui passer par la tête que l'envie lui passe rapidement et il se recouche sur son lit à plat ventre pour chasser le souvenir des gémissements de Bill.

Le brun se caresse maintenant vigoureusement et atteint la délivrance dans un râle rauque plus fort que jamais. Aujourd'hui c'était différent, il y a bien une raison à cela...

Tom a entendu son frère arriver au moment critique et s'est relevé brusquement sur son lit en respirant fort. Il trouve son frère vraiment étrange. Jamais il ne l'a entendu jouir aussi bruyamment. Puis il se souvient des cris de Bill en arrivant. En réfléchissant, ça ne l'étonnerait pas qu'il se soit fait chauffé par une fille pour qu'en suite elle le laisse en plan. Mais alors pourquoi a-t-il attendu d'être rentré pour se soulager ? Il aurait pu aller aux toilettes là-bas non ?

Le dreadé se rallonge mais se rend compte de son excitation causée par le grognement orgasmique de son jumeau. Il ne pourra pas se calmer cette fois alors il commence à se caresser au travers de son baggy puis n'y tenant plus il passe sa main à l'intérieur de son boxer et se prend en main après avoir ouvert son pantalon. Il se met sur le côté et ferme les yeux tout en haletant fortement. Il ne va pas trop vite pour faire durer le plaisir.

Quelques dizaines de secondes plus tard, alors qu'il est toujours bien occupé, Tom est coupé dans son activité manuelle par une porte qui s'ouvre puis il se souvient qu'il n'a pas fermé la sienne. Il tourne légèrement la tête pour observer en direction de cette dernière et se retrouver choqué devant la vue qui s'offre à lui. Son frère se traîne à quatre pattes au sol, nu, une main sur son sexe en érection. Tom dont la mâchoire manque de se décrocher ne réagit plus. Ses doigts toujours posés sur son membre tout autant dressé. Bill parle alors :

_ Tom...Tom...j'ai mal, putain, j'ai trop mal...Cette salope m'a drogué avec ces putains de pilules bleues sans que je m'en aperçoive. Putain elle m'a drogué au viagra ! Ca fait déjà deux fois que je me branle mais je rebande aussitôt après et c'est trop douloureux, ça veut pas passer putain j'ai mal...Je sais pas quoi faire...Ahhhhrgh !

Tom est abasourdi...Son petit frère drogué au viagra...Il le regarde s'écrouler au sol la main sur son pénis ne sachant quoi faire à part se caresser encore et encore. La situation aurait pu être comique mais aux yeux du dreadé il n'y a vraiment rien de drôle. Il voit son frère souffrir devant ses yeux mais celui-ci l'excite encore plus qu'il ne l'a déjà fait.

Le brun se masturbe au pied du lit de Tom sans aucune pudeur et ne doit pas se douter de la réaction de Tom à cet instant. En effet, le blond reprend ses attouchements sur son propre membre en même temps que son frère qui était à présent allongé sur le côté, les yeux fermés et les lèvres pincées, sur le sol dur. Les deux frères s'activent sur leurs fiertés et Tom profite de cette vue érotique qui s'offre à lui.


Deuxième partie



Bill respire fort, gémit, jure qu'il veut « butter cette pétasse » et se mord un avant bras pour éviter de hurler. Le blond assiste à ce spectacle plutôt désastreux mais qui pour lui est un appel au viol. Il n'avait jamais pensé que voir son frère dans cette position l'exciterait à ce point là. Son frère lui fait envie. Il s'en veut tout de même mais le plaisir est trop fort pour stopper sa main en si bon chemin.

L'androgyne pleure. De douleur ou de plaisir ? Les deux sans doute. Il s'active de plus en plus fermement sur son sexe. Ses tempes palpitent et la délivrance ne semble pas vouloir arriver. Il grogne qu'il en a assez, qu'il veut que cela se termine. Il gémit encore...Plus fort...Et Tom est proche...Très proche...

Un hurlement, une délivrance...Bill vient d'éjaculer dans sa main.

Tom ne sait plus pourquoi tout cela est arrivé mais il n'a pas toutes ses capacités intellectuelles. Il pense vraiment à autre chose à ce moment même. Il vient de vivre quelque chose qu'il aurait jugé impossible si on lui en avait parlé. Son frère vient de se masturber sur le sol de sa chambre et lui n'a toujours pas fini de s'activer sur son sexe qui le brûle. Il entend encore l'écho du cri de Bill siffler dans ses oreilles.

Le dreadé accélère encore. Il halète fortement et ses soupirs sont bruyants. Sa respiration se coupe pendant quelques secondes. C'est à lui de se vider dans son boxer dans un râle sonore.

De son côté le brun n'a même pas conscience de ce qui vient de se passer. Il a bien entendu son frère gémir mais il n'a pas comprit pourquoi. Il ne peut pas réfléchir lui non plus, mais c'est pour une tout autre raison. Son état ne s'est pas amélioré. Il bande encore...

Bill décide de se lever un peu. Il se met sur les genoux et se rapproche du lit pour regarder ce que fait son frère. Son sexe érigé touche le lit et il se crispe sous l'envie de se toucher encore mais avec l'idée que ça ne changera encore rien. Il a l'impression qu'il va mourir d'envie.

Le brun regarde son frère et ses yeux se bloquent un instant sur la main de Tom plongée dans son pantalon. Le dreadé a les yeux fermés et respire la bouche ouverte. Il récupère...

Bill comprend rapidement la situation. Il avait totalement oublié que son frère pouvait le voir en train de se masturber. Le brun soupçonne cette main d'avoir procuré un plaisir solitaire à son jumeau. Enfin...Solitaire...Tout est relatif. Bill tente d'articuler pour parler même si son membre l'appelle au secours :

_ Tom ? Tu...Putain ! Tu t'es branlé à cause de moi ? Je t'excite ?

_ Bill ? Je euh.

_ Hummm...Gémit Bill en reprenant quelques caresses sur sa virilité.

Le dit Tom retire sa main de son pantalon, ses joues prennent une teinte écarlate puis il bafouille quelques mots à son tour :

_ Oui...Euh...Je...Désolé.

Bill se fout de la réponse de Tom. Tout ce qu'il sait c'est qu'il a besoin de baiser et que son frère est la seule personne susceptible de pouvoir l'aider. Il se maudit d'avoir pu penser cela mais l'envie reprend le dessus et il observe ce qui lui sert de jumeau. Tom est allongé, une main souillée de sperme sur le ventre, totalement débraillé. Le brun a déjà couché avec un garçon une fois lorsqu'il était un peu saoul mais n'a jamais renouvelé l'expérience même s'il en garde un bon souvenir. Il pense qu'il est bisexuel mais là n'est pas la question. Il doit épuiser ses ressources en sperme ce soir. Tom va devoir l'aider et il s'empresse de le lui faire comprendre :

_ Tom ! Baise-moi !

_ Quoi euh ? Non mais tu vas pas b...